La perte de poids de façon durable

June 13, 2017

 

La perte de poids demeure une problématique récurrente malgré le nombre important d’études et d’articles déjà consacrés à ce sujet. En parallèle, on constate que le nombre de personnes en situation de surpoids ne cesse d’augmenter dans la population française et mondiale. Selon l’OMS globalement, environ 13 % de la population adulte mondiale étaient obèses en 2014 (11 % des hommes et 15 % des femmes).

 

 

La plupart des interventions se contentent de traiter le surpoids sans agir sur l’origine du problème. En d’autres termes, on traite la conséquence du problème sans se soucier de la cause de son apparition. Dans ce contexte, il paraît essentiel de proposer une intervention en amont de la prise de poids qui doit être considérée comme une stratégie de prévention. Idéalement cette prévention devrait être institutionnalisée dès le plus jeune âge, notamment dans les établissements scolaires.

 

Avec l’arrivée des beaux jours un grand nombre de régimes vont refaire leur apparition. La formule est souvent identique hypocalorique, hyperprotéique produisant des corps cétoniques (inflammatoire) ou hyperlipidiques et engendre fréquemment des états de fatigue. Il n’est pas rare de constater également que les rations proposées sont carencées en micronutriments. Ce type de régime peut être utilisé « sur du court terme » comme précurseur d’une alimentation équilibrée, mais en aucun cas il ne peut constituer la solution aux problèmes de surpoids.

 

En effet, appliqués sur du moyen ou long terme, ces régimes peuvent avoir des conséquences telles que la sarcopénie (perte de masse musculaire), l’ostéopénie et l’ostéoporose (perte de la masse et de la qualité osseuse) et/ou conduire à des troubles alimentaires (de type addictifs, orthoréxiques, anorexiques, boulimiques et perte de plaisir lors des repas). Sans oublier l’effet yo-yo si caractéristique des cycles de perte et de reprise de poids. La dérive observée est une perte de nos repères alimentaires et nous ne savons plus quelle alimentation nous correspond le mieux ni comment la construire.

 

 

Quelles solutions proposer ?

Il n’existe pas de solution miracle comme souvent présentée par les nouveaux régimes ou les pilules amincissantes qui fleurissent au printemps. N’oublions pas que les régimes alimentaires constituent une source de revenus parfois très importants pour un certain nombre d’acteurs du marché de la nutrition. Gardons donc à l’esprit que le changement de comportement alimentaire passe par des conseils simples et pratiques.

 

Les modifications des habitudes alimentaires doivent être progressives afin de ne pas créer de dérèglement physiologique et psychologique important (frustration). Essayer d’avoir au moins les trois repas dans la journée, voire une collation quand le temps entre les repas et supérieur à quatre heures. Cela facilitera la « régulation de la glycémie » et le maintien de la vigilance.

 

Un objectif adapté, raisonnable, graduel est très souvent la clé de la réussite. Un levier efficace de l’intervention pourrait également consister à changer la relation à la nourriture et à faire évoluer les goûts. Il est question ici de retrouver du plaisir à manger, à se réunir et à partager autour du repas. À ce titre, nous négligeons trop souvent de prendre les repas dans un endroit calme, de bien mastiquer et surtout de prendre notre temps (20 minutes minimum), il est intéressant de rappeler que le stress a un effet aggravant sur la prise de poids.

 

En complément de ces ajustements alimentaires, nous pourrons également préconiser la reprise ou l’augmentation de l’activité physique de la personne. La combinaison d’un comportement alimentaire adapté et d’une dépense énergétique plus élevée pourra faciliter l’atteinte des objectifs de perte de poids ou son maintien. Nous pouvons également noter que ces interventions permettront à la personne accompagnée de retrouver de la fonctionnalité dans son quotidien, participant ainsi au regain de confiance et à une meilleure image de soi.